Les personnes à immunité réduite peuvent être moins protégées après leur vaccination de base à 1 ou 2 doses. Il ressort de données scientifiques récentes qu’une dose supplémentaire de vaccin à ARNm (actuellement Pfizer ou Moderna) peut offrir une meilleure protection à ces patients.

Voici les groupes de personnes concernées actuellement par cette troisième dose :

  • personnes atteintes de troubles immunitaires congénitaux
  • personnes en dialyse chronique
  • personnes atteintes de maladies inflammatoires prenant des médicaments immunosuppresseurs
  • personnes traités pour un cancer ou qui ont reçu un traitement pour ce cancer au cours des trois dernières années
  • personnes ayant subi une greffe de cellules souches ou d’organes, y compris avant une intervention chirurgicale
  • personnes séropositives (VIH) dont le nombre de cellules CD4 est inférieur à 200 par mm³ de sang

Délai d’administration (encore non officiel)

Pour les personnes ayant reçu le vaccin PFIZER/MODERNA/ASTRA ZENECA : 3 à 6 mois après la seconde dose.

Pour les personnes ayant reçu le vaccin Janssen : 1 mois après la première dose.

Prenez rendez-vous au centre de vaccination le moment voulu.

Comment les listes de ces patients plus vulnérables (et donc à plus haut risque) sont-elles établies ?

Des données provenant de plusieurs sources sont fusionnées pour ce faire. Comme ce fut le cas précédemment, la vie privée est respectée au maximum.

(1) Le Registre du cancer établit une liste des patients chez qui un cancer a été diagnostiqué au cours des trois dernières années.

(2) Les organismes assureurs (mutualités) établissent une liste basée sur un certain nombre d’indicateurs (par exemple, la consommation de certains médicaments, ayant subi certaines interventions chirurgicales) parmi leurs affiliés. Ils se baseront sur des données jusqu’au 1er avril 2021.

(3) Les médecins généralistes font une sélection à partir des dossiers médicaux de leurs patients.

Ainsi, le risque que quelqu’un soit oublié est faible. Ces listes sont fusionnées en une liste unique dans un registre central sécurisé : la «Base de données des codes de vaccination». Si une personne apparaît sur plus d’une liste, elle ne sera bien sûrinvitée qu’une seule fois. La seule information contenue dans la base de données est «cette personne est à haut risque». Elle ne contient donc aucune information sur sa maladie. Selon les estimations, quelque 350000 à 400000 personnes seront finalement sélectionnées de cette manière.

Commentun patient peut-il vérifier s’il a droit à une dose supplémentaire?

Dans la semaine du 13 septembre, les personnes concernées recevront une invitation à la vaccination via la poste, et ils pourront également vérifier par eux-mêmes s’ils sont sur la liste des patients, via www.myhealthviewer.be ou via https://www.masante.belgique.be/#/.  Les personnes qui n’arrivent pas à vérifier si elles figurent sur la liste via myhealthviewer peuvent contacter leur organisme assureur (mutualité), qui peut le vérifier à leur place.

Dès aujourd’hui, les patients peuvent aussi consulter le site web de leur organisme assureur (mutualité) pour obtenir des informations générales. Lespharmaciens peuvent également donner des informations générales sur la sélection. Cependant, les mutualitéset pharmaciens ne peuvent lesajouter à la liste de vaccination, seul les médecins généralistes le peuvent.

Où et quand la piqûre supplémentaire sera-t-elle administrée ?

À partir de la mi-septembre, les vaccins supplémentaires seront principalement administrés dans les centres de vaccination encore disponibles à ce moment-là.

Les personnes appartenant à ces groupes sont également vaccinées par ordre d’âge décroissant.

Il y a toutefois quelques exceptions à cette règle : Les personnes alitées et/ou soumises à des indications médicales strictes (par exemple, troubles psychiatriques graves, handicap physique grave) et qui ne peuvent pas quitter leur lieu de résidence dans des circonstances normales. Elles peuvent bénéficier d’une vaccination à domicile par l’équipe mobile du centre de vaccination ou par leur médecin généraliste.

Tous les patients en dialyse rénale chronique sont vaccinésau centre de dialyse sous la coordination du médecin/néphrologue traitant.

Peut-on choisir le vaccin ?

Il n’y a pas de choix libre de vaccin.

Tous les patients à immunité réduite et donc à plus haut risque recevront un vaccin à ARNm (Pfizer ou Moderna) pour la dose supplémentaire.

D’autres groupes recevront-ils également un vaccin supplémentaire ?

Cette dose supplémentaire fait partie de la vaccination de base contre le Covid-19 (avec 1 ou 2 doses) pour ce groupe. Il ne s’agit donc pas d’un soi-disant rappel, qui est considéré comme un complément à une vaccination de base.

Il n’y a actuellement aucune approbation de l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour l’administration d’un tel rappel à d’autres groupes dans la prochaine phase de la campagne de vaccination. Le Conseil supérieur de la santé examine également les avis scientifiques sur la base desquels la politique belge future est déterminée.

Article issu du communiqué de presse de la Task Force Vaccination.
Published On: 14 septembre 2021

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